| Le Kazakhstan |
Le Kazakhstan est souvent qualifié de "pays d'Asie centrale" en raison des liens historiques, linguistiques, culturels et politiques qui le lient aux quatre autres ex-républiques soviétiques d'Asie. Cependant, au Kazakhstan, en Russie et dans d'autres pays de la CÉI, l'ensemble géopolitique formé par le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan est fréquemment appelé « Asie centrale et Kazakhstan.» La partie septentrionale du pays n'est généralement pas considérée comme faisant géographiquement partie de l'Asie centrale mais de l'Europe (selon une convention généralement admise, le continent européen s'arrête aux monts Oural). Le Kazakhstan est ainsi situé sur deux continents et pas uniquement en Asie.
Le Kazakhstan (en kazakh : ?????????, Qazaqstan, API /q?z?q?st?n/ ; en russe : ?????????, Kazakhstán, API /k?z?x?st?n/), est un pays situé majoritairement au nord de l'Asie centrale et en partie en Europe orientale (à l'ouest du fleuve Oural). Pays de steppes peuplé autrefois de cavaliers nomades, il fit partie de l'Empire russe puis de l'Union des républiques socialistes soviétiques. Il est indépendant depuis 1991.
HistoireArticle détaillé : Histoire du Kazakhstan. Le Kazakhstan, région de vastes steppes, fut depuis les temps les plus anciens, parcouru par des populations nomades. Au début de l'époque moderne, il est peuplé de nomades turcophones - les Kazakhs -, chasseurs et éleveurs, dont les traditions sociales sont basées sur une structure clanique qui perdure jusqu'à nos jours. Ces territoires, âprement disputés entre la Russie et la Chine, finissent par des jeux d'alliances et des pressions militaires, par passer sous tutelle, puis sous domination directe, de l'Empire russe. Proclamé république soviétique (initialement, "des Kirghizes", avec des frontières assez différentes) à l'issue de la Révolution d'octobre en 1917, le Kazakhstan est incorporé à l'Union soviétique lors de sa création. À la suite de tentatives de sédentarisation des populations nomades qui peuplaient historiquement la région et de la politique de collectivisation, une famine terrible décime la population durant les années 1929-1933. Environ un tiers de la population kazakhe soit près d'1,3 millions de personnes, périt des suites de ces événements. Dans les années suivantes du régime stalinien, le Kazakhstan, en partie dans le cadre du complexe correctionnel du "Steplag" et du "Karlag", est une destination pour de nombreuses déportations (et évacuations de guerre), et en particulier, pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale, de groupes ethniques parfois entiers : Tatars de Crimée, Polonais, Tchétchènes, Allemands de la Volga, et autres. Plus tard, le Kazakhstan devient le site de plusieurs ambitieux projets soviétiques réussis : le polygone nucléaire de Semipalatinsk et ses laboratoires nucléaires, le cosmodrome de Baïkonour et la campagne des terres vierges. Le Kazakhstan proclame son indépendance en avril 1990. Les années suivantes voient une émigration importante, notamment de nombreux non-kazakhs qui se sentent écartés des situations à responsabilités ; mais progressivement la situation économique se stabilise ces dernières années, avec une croissance sensible, et un solde migratoire tendant à redevenir positif. Le chef d'État Noursoultan Nazarbaïev au pouvoir depuis 1990, est toujours Président du pays, réélu pour 7 ans en 2005. En 1997, la capitale du Kazakhstan est déplacée d'Almaty (ancienne Alma-Ata), au sud-est du pays, à Akmola (Akmolinsk, Tselinograd), rebaptisée Astana ("capitale" en kazakh) à cette occasion, une ville se situant dans les steppes du nord du pays (plus près de son centre géographique), développée comme centre urbain principal pour la campagne des terres vierges.
PolitiqueArticle détaillé : Politique du Kazakhstan. Le Kazakhstan a un régime présidentiel considéré comme autoritaire. L'actuelle Constitution du Kazakhstan a été adoptée par référendum national le 30 août 1995. Elle a remplacé la première Constitution du 28 janvier 1993. Le chef de l'État est actuellement le président Noursoultan Nazarbaïev (élu pour sept ans avec 91 % des voix au premier tour). Le chef du gouvernement est le premier ministre Karim Massimov. Le Président de la République est seul à disposer des droits suivants :
Le parlement du Kazakhstan est composé d'une chambre basse, le Majilis, et d'une chambre haute, le Sénat.
Divisions administrativesÀ quelques modifications près, le découpage administratif de la République du Kazakhstan correspond à celui de la République socialiste soviétique kazakhe. Le système de division administrative du territoire est resté celui de l'Union soviétique. La plus grande unité administrative est l'oblys (en kazakh, pluriel : oblystar) ou oblast (en russe) que l'on peut traduire par « région » ou « province ». Le Kazakhstan est divisé en 14 régions ou provinces et 3 villes à statut spécial.
Les trois villes à statut spécial sont :
GéographieArticle détaillé : Géographie du Kazakhstan. Le Kazakhstan est souvent qualifié de "pays d'Asie centrale" en raison des liens historiques, linguistiques, culturels et politiques qui le lient aux quatre autres ex-républiques soviétiques d'Asie. Cependant, au Kazakhstan, en Russie et dans d'autres pays de la CÉI, l'ensemble géopolitique formé par le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan est fréquemment appelé « Asie centrale et Kazakhstan.» L'extrême-ouest du pays n'est généralement pas considérée comme faisant géographiquement partie de l'Asie centrale mais de l'Europe (selon une convention généralement admise, le continent européen s'arrête aux monts Oural puis au fleuve du même nom) : le Kazakhstan est ainsi situé sur deux continents (bien que la partie européenne soit désertique et très peu peuplée). Données géographiques
ÉconomieArticle détaillé : Économie du Kazakhstan. L'économie du Kazakhstan repose essentiellement sur les exportations de pétrole, qui représentent 56% de la valeur des exportations et 55% du budget de l'État. Selon certaines estimations, le pays a des ressources pétrolières équivalentes à celles de l'Irak mais présentes dans des nappes plus profondes, dans et autour de la Mer Caspienne, ce qui explique le début relativement récent de son exploitation. Le gisement pétrolier du Tengiz, entre les villes d'Atyraou et Aktaou est exploité par le consortium TCO regroupant Chevron, Exxon, KazMunayGas. Un pipeline part directement du Tengiz pour la Mer Noire. Le projet d'exploitation du gisement du Kachagan, le plus grand champ pétrolier découvert au monde depuis 30 ans, avec des réserves estimés à plus de 20 milliards de barils est situé dans la mer Caspienne, au large de la ville d'Atyraou. C'est actuellement le plus grand projet industriel au monde avec un budget de 150 milliards de dollars. Il est mené par le consortium North Caspian Operating Company B.V. dont les participants sont l'ENI, Shell, Exxon, Total, Conoco Philips, Inpex et KazMunayGas et produira plus de 1,5 millions de barils par jour. Plusieurs pipelines ou gazoducs au départ du Kazakhstan relient la Russie, la Chine et l'Europe. Le Kazakhstan produit 13% (soit 5 279 tonnes) de la production totale d'uranium dans le monde. Le Kazakhstan dispose de réserves importantes d'uranium (17% de la réserve mondiale) et deviendra le premier producteur mondial d'urnanium en 2010. DémographieArticle détaillé : Démographie du Kazakhstan. Cinq fois plus grand que la France mais peuplé seulement de quelque 15 000 000 d'habitants, le Kazakhstan a l'une des densités de population les plus faibles du monde. Données démographiquesSource : CIA The World Factbook
Depuis 2003 il existe un désaccord entre deux sources, pourtant réputées sûres, sur la population du Kazakhstan : le gouvernement américain dénombre actuellement 16 736 795 habitants alors que l'ONU et la Banque internationale donnent une estimation de 14 794 830 habitants. Cette différence plutôt importante est probablement due aux difficultés des mesures causées par les grandes migrations de populations et à la faible densité démographique. La population du Kazakhstan est estimée à 53% Kazakhs, 30% Russes, avec plusieurs autres groupes représentés : Ukrainiens, Ouzbeks, Coréens, Allemands, Tchétchènes... Pour une surface aussi grande que l'Europe de l'Est, la population est relativement faible, la densité n'étant que de 5,5 hab./km². La plupart de la population parle le russe ; seule la moitié de la population parle le kazakh, langue qui connaît actuellement un renouveau. Ce sont les deux seules langues officielles. Après la chute de l'Union soviétique, la population allemande du Kazakhstan commença à émigrer en masse, principalement vers l'Allemagne. Gentilé du KazakhstanOfficiellement, les habitants du Kazakhstan s'appellent en français des Kazakhs. Ce gentilé recouvre en fait deux termes distincts au Kazakhstan : celui de Kazakh(e) et celui de "Kazakhstanais(e)", auxquels correspondent deux réalités différentes.
Selon une distinction héritée de l'administration soviétique, l'État du Kazakhstan reconnaît en effet la "nationalité" de ses citoyens (leur appartenance ethnique), notion distincte de celle de citoyenneté. Ainsi, le cycliste Alexandre Vinokourov n'est-il pas considéré dans son pays d'origine comme un Kazakh mais comme un Russe kazakhstanais. Le gentilé Kazakhstanais n'est pas reconnu officiellement en français, mais utilisé par les diplomates ou les géographes. CultureArticles détaillés : Culture du Kazakhstan et Musique kazakhe. Les fêtes au Kazakhstan
Religions du KazakhstanLes deux principales religions du Kazakhstan sont l'islam sunnite (pratiqué par les Kazakhs ainsi que des minorités telles que les Tatars, les Bachkirs, les Ouzbeks ou les Ouïghours) et le christianisme orthodoxe (pratiqué par les Russes, et certains Ukrainiens et Biélorusses). La religion catholique est pratiquée dans quelques régions (principalement au nord du pays) mais le nombre de fidèles, d'origine polonaise ou allemande, tend à se réduire, ces derniers quittant progressivement le Kazakhstan pour rejoindre leur pays d'origine (Le Pape Jean-Paul II a effectué une visite à Astana du 22 au 27 septembre 2001). Il en va de même pour le judaïsme : même si une synagogue, a été récemment bâtie à Astana, les citoyens de confession juive ont en majorité émigré en Israël. Depuis l'indépendance du pays, une relative renaissance des religions a vu le jour. Un nombre important de mosquées mais aussi d'églises ont été bâties. Les religions tendent pour certains à combler le vide idéologique laissé par la disparition du dogme communiste ; elles sont aussi un moyen d'affirmer son appartenance culturelle : le retour à l'islam constitue un élément de l'affirmation de l'identité kazakhe et la pratique du christianisme (orthodoxe ou catholique) offre un point de regroupement aux populations slaves dont le nombre ne cesse encore de diminuer. Parallèlement, on assiste à un développement rapide des mouvements religieux (évangéliques et Témoins de Jéhovah). Elles sont importées par un nombre assez important de missionnaires, souvent venus des pays anglo-saxons et ne sont pas très bien vues du pouvoir en place qui voit en elles la main de l'étranger[réf. nécessaire].
Les kazakhs sont traditionnellement musulmans sunnites. Voir aussi
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