| Le Turkménistan |
Le Turkménistan (en turkmène : Türkmenistan, en russe : Туркмения ou Туркмениста́н) est un pays d'Asie centrale, entouré de l'Afghanistan, de l'Iran, de la mer Caspienne, du Kazakhstan et de l'Ouzbékistan. Autrefois une république soviétique jusqu'en 1991, il portait le nom de Turkménie ou officiellement la République Socialiste Soviétique du Turkménistan (en turkmène cyrillique : Түркменистан Совет Социалистик Республикасы, Түркменистан ССР). L'histoire du Turkménistan s'étend sur plusieurs millénaires, puisque des vestiges archéologiques vieux de 5000 ans ont été découverts sur le territoire du pays.
Le Turkménistan (en turkmène : Türkmenistan, en russe : ????????? ou ?????????????) est un pays d'Asie centrale, entouré de l'Afghanistan, de l'Iran, de la mer Caspienne, du Kazakhstan et de l'Ouzbékistan. Autrefois république socialiste soviétique jusqu'en 1991, il portait le nom de Turkménie ou officiellement République socialiste soviétique du Turkménistan (en turkmène cyrillique : ???????????? ????? ??????????? ????????????, ???????????? ???).
HistoireArticle détaillé : Histoire du Turkménistan. L'histoire du Turkménistan s'étend sur plusieurs millénaires, puisque des vestiges archéologiques vieux de 5 000 ans ont été découverts sur le territoire du pays. PolitiqueArticle détaillé : Politique du Turkménistan. Saparmyrat Nyýazow était le chef de la république socialiste soviétique du Turkménistan entre 1985 et 1991. Jusqu'à sa mort en décembre 2006, il dirigeait le pays de manière autoritaire et ne tolérait aucune opposition. À sa mort il est remplacé par intérim par le vice-Premier ministre Gurbanguly Berdimuhamedow. Un très important culte de sa personnalité est encore en place, on trouve son visage presque partout dans le pays, des billets de banque jusqu'aux bouteilles de vodka. Il est rebaptisé Türkmenba?y (ou en français le « chef des Turkmènes », prononcer "turk-mène-ba-chi"). La fête nationale correspond à l'anniversaire du président, le 19 février. Une statue de Nyýazow d'une hauteur de 12 m, dorée à l'or fin, juchée sur une arche de 75 m de hauteur, tourne sur elle-même dans la capitale Achgabat de manière à ce que son visage soit toujours tourné vers le soleil.[1]. En janvier 2010, Berdimoukhamedov a annoncé le démontage imminent de la statue[2]. Le Turkménistan fait partie de la Communauté des États indépendants (CEI). En août 2005, le Turkménistan décide de devenir un simple « membre associé ». Le pouvoir législatif est exercé par le Conseil du Peuple, une assemblée de 2 500 membres. Suite à la mort de Saparmyrat Nyýazow, le Conseil du peuple fixe la date de l'élection présidentielle au 11 février 2007. Il a modifié la Constitution turkmène pour permettre au président par intérim Gurbanguly Berdimuhamedow de se présenter. Grand favori, il est élu avec 89% des voix face à cinq prétendants. Il est officiellement investi le 14 février 2007, prêtant serment sur le Coran et le Ruhnama, livre écrit par son prédécesseur. Droits de l'hommeAmnesty International a dressé un tableau très noir[3] de la situation au Turkménistan en 2003, et s'est notamment montré pessimiste sur une éventuelle évolution positive à cause de :
La situation des droits de l'homme au Turkménistan est toujours critique en 2006. Le régime dictatorial, un des plus autocratiques au monde, restreint un grand nombre de libertés. Selon Human Rights Watch, on peut citer parmi les atteintes aux libertés[4] :
SubdivisionsArticle détaillé : Provinces du Turkménistan. Le pays est divisé en cinq provinces :
et une ville indépendante qui est la capitale A?gabat. Les provinces sont dirigées par un gouverneur. Chacune est subdivisée en plusieurs districts. GéographieArticle détaillé : Géographie du Turkménistan. Le Turkménistan est un pays d?Asie centrale situé au Nord de la chaîne de montagnes Kopet-Dag entre la mer Caspienne et le fleuve Amou-Daria. Le pays a des frontières avec le Kazakhstan et l?Ouzbékistan au nord et au nord-est, avec l?Iran et l?Afghanistan au sud et au sud-est. La caractéristique géographique la plus significative est le désert du Karakoum qui couvre 80 % de la superficie du pays. La plupart des montagnes du Turkménistan sont inaccessibles. Les vestiges de l?ancienne route de la soie vont de la Chine centrale jusqu?à la côte méditerranéenne, passant par le Turkménistan. Le pays est situé dans une région où le risque sismique est un des plus élevés au monde. Le climat est désertique subtropical et il fait assez chaud en été. ÉconomieArticle détaillé : Économie du Turkménistan. L'économie du Turkménistan est fortement dépendante de l'exploitation de son gaz naturel (il dispose de la cinquième plus importante réserve au monde) ainsi que de son pétrole, qui représente 60 % de ses exportations. Dans le domaine de l'agriculture, la moitié des terres irriguées est utilisée pour cultiver le coton, faisant du pays le dixième plus important producteur au monde.
On estime qu'un peu plus de 50 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté[1]. TransportsLe réseau ferroviaire est le principal moyen de transport turkmène. Les routes sont également développées grâce aux voies rapides. Le transporteur aérien national, Turkmen Airlines, lui est moins utilisé. Le transport maritime est quasiment inutilisé. La route européenne E60 traverse, par son prolongement asiatique, le Turkménistan.[réf. nécessaire] Partenariats étrangersLe Turkménistan fait appel à de nombreuses entreprises étrangères, l'une des clés des partenariats étant la traduction du Ruhnama, un livre de propagande écrit par Niazov[6]. Le groupe français Bouygues Construction réalise la moitié de son chiffre d'affaire mondial au Turkménistan[7]. DémographieArticle détaillé : Démographie du Turkménistan. Évolution de la démographie entre 1992 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. La plupart des citoyens du Turkménistan sont des Turkmènes. Il existe toutefois d'importantes minorités d'Ouzbeks ou de Russes. Il y a également des minorités moins représentées (Kazakhs, Tatars, Ukrainiens, Arméniens, Azéris et Baloutches). Le CIA World Factbook estime en 2003 que la population du pays est composée de 85 % de Turkmènes, 5 % d'Ouzbeks, 4 % de Russes et 6 % appartenant à d'autres ethnies.[8] Selon les données annoncées par les autorités turkmènes en février 2001, la population est composée à 91 % de Turkmènes, 3 % d'Ukrainiens et 2 % de Russes. Entre 1989 et 2001, le nombre de Turkmènes dans le pays à doublé (de 2,5 millions à 4,9 millions), tandis que le nombre de Russes a diminué de deux tiers (de 334 000 à un peu plus de 100 000).[9] CultureMusiqueArticle détaillé : Musique turkmène. La musique turkmène est typiquement pastorale comme celle d'Asie centrale ; les bardes nomades chantent et s'accompagnent au luth dutar. ReligionsAu 9 avril 2009, la CIA estime dans son World Factbook que 89 % de la population est musulmane, 9 % orthodoxes et 2 % de croyance inconnue[8]. Selon la loi sur la liberté de conscience et les organisations religieuses, telle que modifiée en 1995 et 1996, les congrégations religieuses doivent s'enregistrer auprès des autorités et avoir au moins 500 adultes adhérents dans chaque localité où l'enregistrement est effectué. Les religions minoritaires ne sont pas reconnues par le gouvernement. Ainsi, seuls le sunnisme et l'Église orthodoxe russe sont enregistrés comme des organisations religieuses légales au Turkménistan[10]. CodesLe Turkménistan a pour codes :
Notes et références
Voir aussiBibliographie
Liens externes |
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