| Le Cambodge |
Le Cambodge, ou le Royaume du Cambodge pour les usages officiels (en khmer : 200p, translitéré : Preăh Réachéanachâkr Kâmpŭchea ou plus communément appelé Srok Khmer, « le pays des Khmers ») est un pays d'Asie du Sud-Est, peuplé d’environ 15 millions de Cambodgiens. La capitale du royaume est Phnom Penh. Le Cambodge est l’État successeur de l’Empire Khmer hindouiste et bouddhiste qui régna sur pratiquement toute la péninsule d’Indochine entre le XIe et le XIVe siècle. Le Cambodge a des frontières communes avec la Thaïlande à l'ouest et au nord-ouest, le Laos au nord-ouest et avec le Viêt Nam à l'est et au sud-est.
Le Cambodge, ou le Royaume du Cambodge selon les usages officiels (en khmer : Les citoyens du pays portent le nom de Cambodgiens ou Khmers en référence à l?ethnie khmère. La majorité des Cambodgiens sont de religion bouddhiste therav?da, bien que le pays possède une communauté musulmane Cham ainsi que quelques tribus des montagnes et une communauté chrétienne[1]. La géographie du Cambodge est dominée par le fleuve Mékong (khmer : Tonlé Thom ou Grande Rivière) et le Tonlé Sap (Rivière d?Eau fraîche), principale ressource halieutique. Sa géographie en basse altitude fait que le pays se trouve en grande partie au niveau ou sous le niveau des fleuves. À la saison des pluies, le courant du Mékong se renverse et s?écoule vers le Tonlé Sap dont le lac augmente considérablement sa superficie. L'agriculture reste le secteur économique dominant. Les industries principales du Cambodge sont la confection et le tourisme (1,7 million de visiteurs en 2006). Du pétrole et du gaz ont été découverts dans les eaux territoriales du pays en 2005.
HistoireArticle détaillé : Histoire du Cambodge. Voir aussi : Chronologie du Cambodge ~ Chronologie de l'Empire khmer Ancien protectorat français intégré à l'Indochine française, le Cambodge a obtenu son indépendance le 9 novembre 1953, à la fin de la guerre d'Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle (depuis 1947) dirigée par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralité en ce qui concerne la guerre du Viêt Nam, mais soutient en réalité la République Démocratique du Viêt Nam dès 1966, laissant transiter par son territoire des troupes et des fournitures à destination du Front national pour la libération du Viêt Nam. Alors débute le contentieux khméro-vietnamien, des incidents frontaliers qui ont poussé les Vietnamiens à passer la frontière en 1979. Confronté, à partir de 1967-68, à une insurrection fomentée par les Khmers rouges - des rebelles communistes d'inspiration maoïste -, avec une économie qui va de mal en pis, Norodom Sihanouk, doit se résoudre à confier le 14 août 1969 la direction du gouvernement au général Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme, en échange d'une aide américaine. Le 18 mars 1970, Lon Nol, poussé par le prince Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en déplacement à l'étranger (Moscou et Pékin) et instaure la république khmère. Devenu allié des États-Unis, le Cambodge est alors intégré à la stratégie d'endiguement du communisme en Asie du Sud-Est. Avec l'appui de la Chine, les Khmers rouges déclenchent alors une véritable guerre contre les forces gouvernementales. En sus de cette guerre civile, le pays est entraîné dans la guerre du Viêt Nam. Dès 1970 les Khmers rouges sont en passe de gagner, mais les États-Unis interviennent et sauvent provisoirement le régime républicain (avril-juin 1970). Mais lorsqu'en 1973 les États-Unis se désengagent de la région, leurs frappes aériennes n'ont pas réussi à arrêter la menace communiste. Les Khmers rouges de Pol Pot, soutenus par la Chine communiste prennent Phnom Penh le 17 avril 1975 et installent un régime autoritaire maoïste. L'« Angkar » (organisation) des Khmers Rouges applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des maoïstes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l'image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, "identifiées" parce que parlant des langues étrangères ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines placées par les deux camps, à la malnutrition et aux maladies aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique. Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis. Certains intellectuels voudraient que cette «autodestruction khmère» soit reconnue par les Nations unies comme un génocide [citation nécessaire], mais elle ne correspond pas à la définition d'un génocide, puisque les critères de choix des victimes ne correspondaient pas à un groupe national, ethnique, racial ou religieux (article 6 de la Cour pénale internationale). Le 25 décembre 1978, le Viêt Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizières, provoquant l'effondrement du régime des Khmers rouges. Les autorités vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs intérêts et réorganisent le pays selon le modèle laotien et vietnamien. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges au mouvement royaliste appuyé par la Thaïlande fait alors rage dans le pays. Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au pouvoir grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l'état, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris. Le Cambodge est aujourd'hui confronté à une série de choix douloureux. Son économie, qui dépend encore très largement de l'aide internationale (en 2001, un tiers du budget de l'État provenait de donateurs internationaux), souffre d'une corruption très importante (pays classé 162e sur 179 de l'Indice de perceptions de la corruption Transparency International en 2007 [1]). De nombreux trafics (pierres précieuses, bois, filières de prostitution, drogues) en direction des pays voisins et un système judiciaire de qualité médiocre pénalisent le développement économique. D'autres problèmes hérités du désastre Khmer rouge obèrent aussi le développement du pays comme la question des terres (le cadastrage est encore loin d'être finalisé) ou l'éducation, le système éducatif ayant été complètement détruit par les Khmers rouges (enseignants assassinés, etc.). Depuis son arrivée le Premier Ministre Hun Sen s'est rapproché à la fois de la Chine et surtout des États-Unis. Ainsi, deux bases navales américaines ont été ouvertes en toute discrétion il y a quelques années près de Sihanoukville et l'ambassade américaine, récemment construite dans le centre de Phnom Penh, surprend par son ampleur. Qui plus est, une politique d'anglicisation intensive du pays a été également entreprise depuis l'accession de Monsieur Hun Sen au pouvoir. On citera par exemple les "Gendarmeries nationales" devenues "Police Stations", les plaques d'identité des policiers transcrites en anglais (les anciennes, en français, sont vendues au marché noir), l'administration qui est passée à l'anglais ou encore la poste (les timbres ne mentionnent plus "Royaume du Cambodge", mais "Kingdom of Cambodia")... La langue française n'est quasiment plus pratiquée ni comprise dans la population, surtout dans les tranches d'âge plus jeunes. L'anglais est véritablement devenu indispensable pour circuler dans le pays, même dans les hôtels ou commerces appartenant à des Français, ou de tradition française, où la langue de Molière n'est plus pratiquée. Dans les commerces et les hôtels, les prix sont affichés en dollar américain, et la plupart des transactions se font dans cette devise (comme la taxe pour sortir du pays, par exemple.) Actuellement, le secteur touristique et le textile (présence de grandes chaînes internationales de prêt-à-porter) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays. PolitiqueArticle détaillé : Politique du Cambodge. Le Cambodge est membre de l'ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) Hommes politiques historiques
Hommes politiques actuels
Principaux partis politiques (représentés à l'Assemblée Nationale)
Élections législativesArticle détaillé : Élections au Cambodge.
SubdivisionsArticle détaillé : Administration du Cambodge. Le Cambodge contemporain comprend 20 provinces et 4 municipalités (*) :
GéographieArticle détaillé : Géographie du Cambodge. Pays d'Asie du Sud-Est, le Cambodge est entouré par la Thaïlande, le Laos et le Viêt Nam. Sa superficie est de 181 035 km² et sa bordure maritime, longue de 443 km, donne sur le golfe de Thaïlande.Il possède trois grandes chaîne de montagnes: de l'Eléphant, des Cardamomes et du Dong. HydrographieLa capitale, Phnom Penh, est située sur le principal fleuve du pays, le Mékong, au niveau de son delta. Ce fleuve prend sa source au Tibet et traverse la moitié est du Cambodge avant de rejoindre le Viêt Nam où il se jette en mer de Chine. Le plus grand lac du pays est le Tonlé Sap formé par l'inondation d'une vaste plaine durant la saison des pluies (environ 300 km² lors de la saison sèche, et jusqu'à 10 000 km² lors de la saison des hautes eaux). ClimatLes températures s'échelonnent entre 10 °C et 38 °C. Le Cambodge est sous l?influence d?un climat tropical à « saisons alternées ». Les pluies s?échelonnent de mai à novembre. La sécheresse, quant à elle, est presque absolue entre décembre et avril. ÉconomieArticle détaillé : Économie du Cambodge. L'économie est basée autour de la culture du riz, de la pêche, et de la production bovine (veaux). Le Cambodge est un pavillon de complaisance.[réf. souhaitée] DémographieArticle détaillé : Démographie du Cambodge. Le Cambodge compte 14,2 millions d'habitants. Culture« Cambodge » en khmer Article détaillé : Culture du Cambodge. ReligionsReligion d'État depuis 1989, le bouddhisme compte 12,6 millions d'adeptes, soit 89 % de la population[réf. souhaitée]. Divers
CodesLe Cambodge a pour codes :
Bibliographie
Politique Cambodgienne :
Organisation sociale traditionnelle cambodgienne :
Voir aussi
Liens externes
Notes et références
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