
| Israël |
Israël est un pays du Proche-Orient situé sur la côte orientale de la Méditerranée. Depuis sa création en 1948, il se définit comme l’État du peuple juif, héritier de l’Israël biblique. Il est le seul pays où l’hébreu est langue officielle ; son régime politique est de type démocratie parlementaire. L’État d’Israël a connu, depuis sa création en 1948, de successifs conflits armés avec les pays arabes voisins.Le climat des zones côtières peut être très différent de celui des zones montagneuses du pays, particulièrement pendant les mois d’hiver. Les régions de Tel Aviv et Haïfa ont un climat typiquement méditerranéen avec des hivers doux et pluvieux et des étés chauds et secs. Les montagnes au nord sont par contre souvent enneigées l’hiver, et Jérusalem peut aussi connaître des épisodes de neige certaines années.
Israël est un pays du Proche-Orient situé sur la côte orientale de la Méditerranée. Depuis sa création en 1948, il se définit comme l?État du peuple juif, héritier de l?Israël biblique et du royaume de Judée. Il est le seul pays où l?hébreu est langue officielle. Son régime politique est de type démocratie parlementaire. Le premier ministre tient le rôle de chef du gouvernement. La Knesset, parlement israélien, est élue au suffrage universel pour 4 ans. L?économie d?Israël est classée 42e en termes d?importance. Israël est le pays où l?indicateur de développement humain est le plus élevé au Proche-Orient. Jérusalem est la capitale de l?État d?Israël, non reconnue internationalement. Tel Aviv et sa métropole, le Gush Dan (3,2 millions d?habitants), sont le centre financier et économique du jeune État. La région de Haïfa au Nord, quant à elle, constitue la principale région industrielle et le principal port d?Israël. Israël est bordé au nord par le Liban et la Syrie, à l?est par la Jordanie et la Cisjordanie et au sud ouest par l?Égypte et Gaza. Bien que de taille relativement réduite, l?État d?Israël présente des caractéristiques climatiques et géographiques assez variées. Israël est le seul État au monde où la population est majoritairement juive (80 %). D?autres minorités religieuses sont également très présentes en Israël en particulier en périphérie : musulmans (16 %), chrétiens (2 %), druze (2 %), samaritains, etc.[5] Depuis son indépendance en 1948, l?État d?Israël a été impliqué dans plusieurs conflits armés avec les pays arabes voisins et reste impliqué dans le conflit israélo-palestinien. NomLa première mention d?Israël apparaît sur la stèle de Mérenptah vers 1200 avant J.-C. Cette stèle comporte un hymne célébrant la paix entre l?Égypte de Merneptah et Canaan : ? Stèle de Mérenptah. Israël y apparaît comme une population du pays de Canaan qui habitait dans une partie de la Cisjordanie centrale. La tradition biblique rapporte l?origine de ce nom dans le livre de la Genèse (verset 32:28), quand le troisième des patriarches hébreux, Jacob, est renommé Israël (Celui qui lutte avec Dieu[6]) après avoir combattu avec un ange de Dieu. Jacob étant considéré comme le père des douze tribus qui sortirent d?Égypte, la nation biblique constituée est connue sous le nom des « enfants d?Israël » ou « Israélites ». Comme décidé dans la déclaration d?indépendance, l?État moderne créé en 1948 a pris pour nom Israël, rejetant les possibles autres noms de Sion ou Judée[7], et ses citoyens sont israéliens. HistoireArticle détaillé : Histoire d?Israël. Origine ModerneL?histoire de cet État s?inscrit dans le cadre de l?histoire du peuple juif et dans la continuité de l?histoire du sionisme. Son indépendance est vue par ses pères fondateurs comme la mise en ?uvre des promesses de la Déclaration Balfour de 1917 et du plan de partage de la Palestine approuvé par l?ONU en 1947. Les premières années du pays sont marquées par l?arrivée des rescapés de la Shoah et d?importantes vagues d?immigration juive en provenance de nombreux pays du monde, en particulier les réfugiés fuyant les pays arabes puis à partir des années 1970, les Juifs d?Union soviétique. La Terre d?Israël dans l?AntiquitéArticle détaillé : Histoire des Juifs en terre d?Israël. La Terre d?Israël, appelée « Eretz Yisrael » en hébreu, est considérée comme étant la terre sacrée du peuple juif depuis les temps bibliques. D?après la Torah, la Terre d?Israël fut promise aux trois patriarches du peuple juif, par Dieu, en tant que patrie du peuple juif. Les historiens situent cette période aux alentours du début du deuxième millénaire avant J.-C.[8] Selon la Bible, les premiers royaumes et États israélites s?établissent alors dans la région. Ces Royaumes gouverneront la région pendant un millénaire successivement interrompu par de nombreuses invasions. Les sites sacrés et les quatre villes saintes du Judaïsme, chacune associée aux 4 symboles (Jérusalem - feu, Hébron - terre, Safed - air, Tibériade - eau)[9] se situent en Terre d?Israël. De la fin de la province de Judée à la fin de la domination mamelouke sur la PalestineEntre la période des royaumes israélites et la conquête musulmane au VIIe siècle après J.-C., la Terre d?Israël tomba aux mains successives des Assyriens, Babyloniens, Perses, Grecs, Romains, Sassanides et Byzantins. Cependant, la population majoritairement juive commencera à décliner après la guerre contre l?Empire romain lors de la Première Guerre judéo-romaine entre 66-73 après J.-C. puis la seconde guerre judéo-romaine (Guerre de Kitos)[10] et la Révolte de Bar Kokhba en 132 après J.-C. qui provoquera l?exil forcé d?une majorité d?entre eux et la nouvelle appellation de la région en province de Syrie-Palestine et plus tard Palestine afin d?essayer d?effacer le lien entre le peuple juif et la Terre d?Israël[11]. En 628-629 après J.-C., une révolte juive contre l?empereur byzantin Héraclius conduira à un massacre massif et à l?expulsion totale des Juifs de la région. La population juive de la région se réduisit considérablement et atteint probablement son point le plus bas. Toutefois, une présence juive minoritaire se maintint continuellement. Le centres de la population juive se déplaça de Judée (Jérusalem et région au sud de Jérusalem) en Galilée (région de Tibériade) dès le Ier siècle, suite à l?occupation romaine de Jérusalem. La Mishnah et des parties du Talmud et le Talmud de Jérusalem, qui sont, hors la Torah parmi les plus importants textes du judaïsme, furent composés en Israël durant cette période. En 636 après J.-C., la Terre d?Israël fut prise par les Arabes musulmans. Le contrôle de la région échut aux Omeyyades, puis aux Abbassides. La région fut gouvernée un temps par les Croisés principalement francs de 1099 à 1260 date à laquelle la région tomba aux mains des Mamelouks. La période de la domination ottomaneEn 1516, la Terre d?Israël fit partie intégrante de l?Empire ottoman qui gouverna la région jusqu?au début du XXe siècle à l?exception de la courte invasion de troupes françaises par Napoléon dont certains disent qu?il envisagea la création d?un État juif sous protection française en Palestine[12]. La fin de l?Empire ottoman après la première guerre mondiale placera la région sous administration (1917) puis mandat britanniques (1922) après accord de la Société des Nations. Bien que très difficilement estimable, la population de la région entière de Palestine s?établirait aux alentours de 400 000 habitants au XIXe siècle dont 100 000 à 200 000 selon les sources de l?époque (Recensement turc et démographes contemporains) à l?intérieur des limites du futur État d?Israël en 1893[13].
Le mandat britanniqueLe Mandat britannique dura de 1917 à 1948, date du partage effectif de la Palestine entre les populations juive et arabe. La politique britannique dans la région favorisa tantôt les Juifs (principalement au début du mandat), tantôt les Arabes (en particulier lors de la seconde guerre mondiale) dans un jeu d?équilibre qui aboutit à l?affrontement généralisé entre les deux groupes ethniques et le rejet des britanniques dans les deux camps. Indépendance de l?État d?IsraëlLa déclaration d?indépendance de l?État d?Israël est lue le 14 mai 1948 le dernier jour du retrait des forces britanniques, par le président de l?Agence juive, David Ben Gourion, qui devient le premier premier ministre du nouvel État. Les pays arabes voisins lui déclarent immédiatement la guerre et l?envahissent le jour-même, officiellement dans le but de mener une « guerre d?extermination » selon le discours du premier secrétaire de la Ligue arabe, Abdul Rahman Hassan Azzam[14],[15]. Le nouvel État dût dès lors affronter les armées de 7 pays arabes lors de la guerre israélo-arabe de 1948. Après de longues périodes de combats et de trêves, divers armistices entre Israël et chacun des principaux États arabes furent signés. Tout d?abord avec l?Égypte, le 12 février 1949 qui annexa la bande de Gaza, le Liban le 23 mars 1949 sur la ligne bleue, la Jordanie le 3 avril 1949 qui annexa la Cisjordanie et la partie est de Jérusalem et qui procéda à un échange de territoire avec Israël pour aboutir aux frontières actuelles appelées la ligne verte et enfin la Syrie le 20 juillet 1949. Réfugiés arabes et réfugiés juifsPour les historiens palestiniens et arabes, ainsi que plusieurs historiens israéliens appartenant au groupe des nouveaux historiens, la création de l?État est marquée par l?expulsion de 800 000 Palestiniens[16],[17] principalement à la suite de la guerre civile de 1947-1948 en Palestine mandataire [6]. Pour les historiens israéliens, les réfugiés arabes (au nombre de 520 000) ont fui pour plusieurs raisons. Une majorité s?est enfuie volontairement, répondant aux appels de dirigeants arabes tels que le grand mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, le Haut Comité arabe (organe politique central de la communauté arabe de Palestine) [18] et la Ligue arabe qui leur promettaient un retour rapide après la victoire. Une autre partie s'est enfui suite à l'émigration des élites et chefs locaux avant la guerre, d?autres encore ont fui suite à la défaite [19][20]. Suite à la création de l?État d?Israël en 1948, 900 000 réfugiés juifs des pays arabes fuient ou sont expulsés des pays arabes [21]. Parmi eux, 600 000 affluent en Israël à la suite de violences anti-juives et pogroms en Syrie, Égypte et Irak en particulier[22],[23],[24],[25],[26]. Lors de la conférence de Lausanne de 1949, Israël proposa le retour de 100 000 réfugiés en échange de la reconnaissance de l?indépendance d?Israël[27]. Évolutions des frontières du paysLes frontières du pays ont largement évolué depuis le plan de partage de la Palestine de 1947 voté par les Nations unies par 33 voix pour, 13 contre et 10 abstentions, au gré des guerres israélo-arabes, des armistices et des traités de paix. Certaines résolutions de l?ONU ont revêtu une importance capitale pour Israël, entre autres la résolution 181[28] qui soutient notamment la constitution d?un État juif, puis les résolutions 242 du 22 novembre 1967, suite à la guerre des Six Jours et 338 du 22 octobre 1973 du Conseil de sécurité, qui proposaient un cadre pour le règlement du conflit israélo-arabe. ReconnaissanceÀ ce jour, l?Égypte, la Jordanie, la Mauritanie (Nouakchott a rompu tous ses liens diplomatiques avec Israël depuis le mois de mars 2009[29]) et l?Autorité palestinienne ont reconnu l?État d?Israël, mais pas les autres pays arabes. Parmi les autres pays musulmans, la Turquie maintient des relations diplomatiques avec Israël. La Syrie, l?Iran et des groupes politiques hostiles qui ne reconnaissent pas l?existence d?Israël, comme le Hamas, le désignent par les expressions « entité sioniste » et refusent officiellement tout contact avec Israël. Organisation politiqueArticle détaillé : Politique d?Israël. Israël est une république parlementaire multipartite et une démocratie libérale qui a adopté le suffrage universel. L?unique chambre de son Parlement est la Knesset dont les 120 membres siègent à Jérusalem et qui est renouvelée tous les 4 ans. Le chef d?État est le président d?Israël qui n?a essentiellement qu?une fonction honorifique. Il désigne le Premier ministre dans le parti ou la coalition majoritaire à la Knesset afin que celui-ci compose son gouvernement. Israël n?a pas de constitution écrite mais s?appuie sur les principes énoncés dans la Déclaration d?indépendance de 1948 et sur les 14 lois fondamentales adoptées par la Knesset. La Cour suprême est la plus haute instance judiciaire israélienne. Les jugements sont rendus par des juges professionnels laïcs. Des tribunaux religieux propres à chaque confession gèrent les questions matrimoniales. Israël n?est pas membre de la Cour pénale internationale : le Statut de Rome, qui a créé cette institution, a été signé par le gouvernement israélien le 31 décembre 2000, mais n?a pas été ratifié par la Knesset. ÉconomieArticles détaillés : Économie d?Israël et Liste d?entreprises israéliennes. Ce pays se distingue par sa vie culturelle riche, son économie avancée industriellement et technologiquement, et son niveau de développement qui le situe au 22e rang mondial selon l?indicateur de développement humain de l?ONU (valeur 2008[30]), soit au premier rang des pays du Moyen-Orient et au troisième rang en Asie. L?économie israélienne est un système capitaliste moderne d?un pays jeune et se caractérise par un secteur public relativement important et un secteur de la high-tech en croissance rapide depuis plus de dix ans. Les ressources naturelles limitées du pays et le haut niveau d?éducation des Israéliens ont joué en faveur du développement des technologies de pointe. Les entreprises israéliennes, principalement dans ce domaine, sont très appréciées sur les marchés financiers mondiaux. Israël est le troisième pays en nombre de sociétés cotées au NASDAQ (98 entreprises cotées) après les États-unis et la Chine (116 entreprises cotées) et reçoit de gros investissements étrangers[31]. Le pays possède le plus grand nombre de start-ups au monde et ses dépenses en Recherche et Développement sont considérables. Cependant, malgré le bon développement économique du pays, 11 % de la population vit des rations distribuées par des organisations non-gouvernementales, d?après les réseaux intégrés d?information régionale (IRIN) de l?ONU[32]. Les contributions israéliennes à la science sont significatives dans la médecine, la physique et l?agriculture et plus particulièrement encore en génétique, en informatique, en électronique et en optique. Des prix Nobel en science et en économie ont été décernés à quatre Israéliens depuis 2002. Israël figure au 6e rang mondial en matière de contribution en termes de prix Nobel par habitant[33]. Les nombres de publications scientifiques par habitant (109 publications par 10 000 personnes)[34] et de brevets déposés par habitant sont parmi les plus élevés au monde. Israël arrive en tête au classement mondial en matière de dépense annuelle pour la recherche et le développement avec un taux de 4,7 % de son PIB[35]. Les financement de cette recherche proviennent principalement du privé contrairement aux autres pays développés. En 2007, Israël a été invité à intégrer l?OCDE en vue des progrès économiques et réformes réalisés. Son admission dans l?organisation devrait être prévue officiellement courant 2010[36]. GéographieArticle détaillé : Géographie d?Israël. Plaine côtière près du mont Carmel. Israël est situé sur la rive est de la Méditerranée, bordé au nord par le Liban, au nord-est par la Syrie, à l?est par la Jordanie et au sud-ouest par l?Égypte. Golfe d'Eilat. Arche naturelle en Galilée. Le cratère Ramon dans le désert du Néguev. Le territoire souverain d?Israël, qui exclut les territoires capturés lors de la guerre des Six Jours, est d?environ 20 770 km2, dont environ 2 % est occupé par des lacs. Le territoire sous juridiction israélienne, qui inclut la totalité de Jérusalem et les hauteurs du Golan atteint 22 072 km2. La superficie totale sous contrôle israélien direct ou partielle, qui comprend également les territoires palestiniens de Cisjordanie et exclut Gaza, mesure au total 27 799 km2. En dépit de sa taille relativement réduite, Israël regroupe des spécificités géographiques variées allant du désert du Néguev au sud jusqu?aux pentes et monts de Galilée et du Golan tout au nord. La plaine côtière israélienne sur les rives de la Méditerranée accueille environ 70 % de la population totale du pays. À l?est des collines centrales de Samarie coule le Jourdain qui part du lac de Tibériade au nord pour se jeter plus au sud dans la Mer Morte, le point le plus bas sur Terre, situé au sud-est de Jérusalem. Plus au sud de cette mer saturée en sel, la vallée de l'Arabah ou Haarava au climat sec et aride, se prolonge jusqu?au Golfe d?Eilat en Mer Rouge, refuge d?une importante vie aquatique due à la présence de nombreux récifs et coraux. Des particularités uniques à Israël et à la péninsule du Sinaï sont ce qu?on appelle les makhteshim ou cratères créés par l?érosion. Le plus grand makhtesh du monde est le cratère du Ramon dans le Néguev qui mesure 40 km de long sur 8 km de large. Un rapport environnemental récent[Lequel ?] sur le bassin méditerranéen indique qu?Israël détient la plus grande variété d?espèces de plantes répertoriées au kilomètre carré de tous les pays méditerranéen.[réf. souhaitée]
La température la plus élevée du contient asiatique (53,7 °C) a été atteinte en 1942 au Kibboutz (village associatif) de Tirat Zvi au nord du Jourdain[réf. souhaitée]. De mai à septembre, les journées de pluies sont relativement rares. Les faibles ressources hydriques de l?État d?Israël l?ont contraint très tôt à prendre des mesures visant à favoriser les technologies limitant la consommation d?eau[37]. Israël produit une partie croissante de son eau par des procédés de désalinisation. Le fort ensoleillement a également favorisé l?implantation d?incubateurs technologiques sur les énergies solaires ce qui place Israël parmi les nations les plus avancées dans ce domaine tant par la consommation par habitant que par le développement technologique dans ce domaine[38],[39]. Un projet de très grande centrale solaire mondiale est actuellement envisagé dans le Néguev[réf. souhaitée]. Capitale d?IsraëlMur des Lamentations, symbole du judaïsme à Jérusalem. La désignation par la loi israélienne de Jérusalem comme capitale est contestée actuellement par la quasi-totalité de la communauté internationale. Cette position date des débuts de l?histoire d?Israël, quand en 1949 Israël décide que sa capitale est la partie ouest de Jérusalem[40] et y installe le gouvernement et la Knesset. La communauté internationale n?accepte pas cet état de fait qui ne tient pas compte des recommandations de l?ONU et les ambassades sont en conséquence à Tel Aviv ou même dans d?autres villes (jusqu?en 1973, il y avait toutefois à Jérusalem quelques ambassades africaines et jusqu?en 1980 y siégeaient aussi 13 ambassades de pays de l?Amérique Latine et des Pays-Bas). La proclamation de Jérusalem réunifiée comme capitale, à la suite de la guerre des Six Jours, n?est pas plus acceptée car l?annexion n?est pas reconnue par la communauté internationale. La désignation de Jérusalem ou de Tel Aviv comme capitale a fait l?objet de controverses médiatiques[41]. Position des institutions internationalesLes principaux organismes internationaux (notamment l?ONU[42]) ne reconnaissent aucune capitale pour Israël. La résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies déclare « nulle et non avenue » la loi fondamentale adoptée par l?État israélien définissant Jérusalem capitale éternelle et indivisible[43]. Position des différents États et organismes nationaux
TerritoireL?État d?Israël est divisé en 6 districts qui sont eux-mêmes divisés en 15 sous-districts, comprenant 50 régions naturelles[60]. Depuis son indépendance, Israël a planté au total plus de 240 millions d?arbres et 4 % de sa surface est dorénavant boisée ce qui fait d?Israël l?un des deux seuls États à avoir davantage d?arbres au tournant du XXIe siècle qu?au début du XXe siècle (3 500 acres de forêts en 1901 contre 213 000 acres en 2009)[61],[62]. FrontièresArticle détaillé : Frontières d?Israël. Israël partage ses frontières avec le Liban au Nord, avec la Syrie au Nord-Est, la Jordanie et la Cisjordanie à l?Est, et avec l?Égypte et la bande de Gaza au Sud-Ouest. Il possède un littoral sur la mer Méditerranée à l?Ouest et dans le golfe d?Aqaba au Sud. Les frontières d?Israël ne sont pas définies et reconnues par l?ensemble de la communauté internationale. Elles ont évolué au cours de son existence et sont contestées par certains pays. Leur évolution historique, le droit international, les revendications politiques et historiques les concernant sont un sujet complexe et controversé. Depuis que la bande de Gaza n?est plus occupée par Israël, restent en dispute la Cisjordanie, le plateau du Golan (revendiqué par la Syrie) et les Fermes de Chebaa (revendiquées depuis 2000[63] par le Liban mais faisant partie aussi du plateau du Golan conquis en 1967 contre la Syrie). Israël occupe humainement et militairement certaines zones territoriales attribuées aux Palestiniens de Cisjordanie malgré la résolution 242 de l?ONU alors que cette résolution n?affirme pas explicitement le retrait total de ce territoire dans sa version anglaise (« retire from occupied territories ») mais l?exige dans sa version française (« retrait des territoires occupés »). Les résolutions du Conseil de Sécurité de l?ONU définissent comme frontières entre Israël et la Palestine celles de la fin de guerre de 1949 que l?on appelle la « ligne verte ». Ce sont les frontières antérieures à la guerre de 1967. ArméeArticle détaillé : Tsahal. L?armée israélienne, connue sous son acronyme hébreu Tsahal (pour Tsva Hagannah LeIsrael, Force de défense d?Israël), s?est constituée en mai 1948, en remplacement des organisations armées antérieures dont la principale était la Haganah. Elle comprend aujourd?hui tous les corps d?armée dont l?armée de l?air, la marine et des services secrets (Mossad et Shabak). L?armement d?Israël est hautement sophistiqué et développé en grande partie en Israël par des sociétés comme Elbit Systems ou Israeli Military Industries (IMI). La série de chars Merkava, dont la dernière en date est le Merkava MK-4, est principalement développée et produite en Israël. L?armement est parfois importé, des États-Unis notamment. Tsahal possède environ 750 avions de chasse dont la plupart sont des F-15 et F-16. D?après plusieurs sources, Tsahal devrait se doter de F-22 et de F-35, les avions dernier cri des États-Unis.[réf. nécessaire] En 2008, Israël est devenu le 4e exportateur d?armes au monde derrière les États-Unis, la Chine et la France. Elle exporte principalement des systèmes électroniques et équipement militaire basé sur la haute technologie : drones, satellites et radars, principalement, dont ses industries se sont fait une spécialité sur un marché très concurrentiel. Fin 2008, les exportations ont atteint 6,3 milliards de dollars, en constante progression. [7]. Les importations d?armes se maintiennent à 2,5 - 3 milliards de dollars depuis plusieurs années[Quand ?]. Le budget de l?armée israélienne est le 4e de la région du Proche-Orient (derrière l?Arabie saoudite, l?Irak et la Turquie). Il atteint 13,3 milliards de dollars (fin 2008).[8] La plupart des Israéliens sont appelés à l?âge de 18 ans pour servir dans l?armée (3 ans pour les hommes, 2 ans pour les femmes). Sont exemptés : les Arabes israéliens (pour éviter de possibles conflits d?intérêts) et les Juifs haredim qui bénéficient d?un sursis militaire renouvelable tous les six mois s?ils prouvent qu?ils étudient la Torah à plein temps. Pour les Haredim, les contraintes de ce sursis les empêchent de sortir du pays plus d?une fois par an pour une durée de 30 jours, ainsi que de travailler légalement ne serait-ce qu?à temps partiel. L?obtention de ce sursis par les jeunes étudiants de Torah était l?une des conditions du statu quo religieux concédé par Ben Gourion et qui a tenu jusqu?aux années 1980.[réf. souhaitée] L?OTAN et l?armée israélienne participe régulièrement à des exercices et des man?uvres communes visant à adopter les standards de l?OTAN et tester son intégration. Israël n?a pas signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. La position officielle israélienne a toujours été de ne pas confirmer ni infirmer les spéculations relatives à sa possession de l?arme atomique. Cependant, le lundi 11 décembre 2006, lors d?une interview de la chaîne de télévision allemande N24 à propos des ambitions nucléaires iraniennes, Ehud Olmert déclarait : « Pourriez-vous dire que c?est la même chose que pour l?Amérique, la France, Israël et la Russie ?[64] ». Auparavant, le 6 décembre 2006, Robert Gates, nouveau secrétaire d?État à la défense américain déclarait lors de son audition au Sénat : « l?Iran est entouré de pays dotés de l?arme nucléaire : le Pakistan à l?est, Israël à l?ouest? ». Ces deux déclarations entraînèrent un démenti d?Ehud Olmert, rappelant la position d?Israël sur le sujet : « Israël ne sera pas le premier pays à introduire l?arme nucléaire au Proche-Orient. C?était notre position, c?est notre position, cela restera notre position.[65] »
DémographieArticle détaillé : Démographie d?Israël. Israël a une population de 7 374 000 habitants au 31 décembre 2008, parmi lesquels 76 % de Juifs (5 569 200 habitants) et 20 % d?Arabes israéliens (1 487 600 habitants) (principalement musulmans, mais aussi une minorité chrétienne), auxquels il faut ajouter 317 200 nouveaux immigrants qui sont enregistrés au Ministère de l?Intérieur comme « non-Juifs » et qui constituent 4 % de la population israélienne. Les travailleurs étrangers qui vivent en Israël ne sont pas inclus dans ces données et sont estimés à 150 000[66]. La population israélienne croit régulièrement à un rythme annuel de 1,8 %/an depuis plusieurs années ce qui le situe bien au-dessus du taux de croissance américain ou européen[67]. Israël est le seul pays au monde avec une majorité juive. La population juive d?Israël est originaire du monde entier : on distingue les « sabras » (nés en Israël, de parents immigrés récents ou dont la famille vivait depuis des siècles en Palestine) des immigrés récents qui ont fait leur aliyah (« montée », c?est-à-dire retour : une grande partie vient de l?ancienne URSS, mais aussi de France, des États-Unis, d?Argentine, etc.). Israël comprend également des Druzes d?expression arabe, une communauté circassienne et une très petite communauté arménienne. Contrairement à la grande majorité des Arabes israéliens, les Druzes et les Circassiens ont choisi de ne pas être exemptés du service militaire ; il est à noter que de nombreux Arabes Bédouins et certains autres Arabes chrétiens et même musulmans, servent comme volontaires dans l?armée régulière. Article détaillé : Religion en Israël et dans les territoires occupés. Les nouveaux immigrants, arrivés en Israël en 2005, sont au nombre de 22 500, contre 22 000 l?année précédente. Parmi eux, 9 300 sont venus des ex-pays de l?Union soviétique, 3 700 d?Éthiopie, 3 000 de France, et 2 600 des États-Unis. Répartition urbaine et rurale de la populationTel Aviv, la métropole israélienne. 45 % de la population d?Israël réside dans des villes de plus de 100 000 habitants, soit 3 100 000 personnes.[réf. souhaitée] On compte 5 villes de plus de 200 000 habitants. Un quart de la population du pays réside dans ces villes :
Neuf autres villes d?Israël ont des populations comprises entre 100 000 habitants et 200 000 habitants. La majorité d?entre elles sont des localités périphériques de Tel Aviv[68] :
La population rurale ne représente que 571 600 personnes de l?ensemble de la population israélienne (soit 8 %). Parmi elles, 118 000 personnes résident en kibboutz, soit 2 % de la population, alors qu?elles en constituaient 6 % de celle-ci en 1948. La croissance est très nette ces dernières années [réf. souhaitée] Répartition géographique de la populationIsraël est divisé en 7 districts[67] (en hébreu : mehoz ????, au pluriel : mehozot ??????) :
Langues et CultureArticle détaillé : Catégorie:Culture israélienne. Langues officiellesEn plus des deux langues officielles, l?hébreu et l?arabe (deux langues sémitiques), l?anglais écrit est souvent employé pour faciliter la vie des touristes, tandis que le russe est encore très largement utilisé par les immigrants venus récemment de l?ex-URSS. Il faut aussi ajouter que près d?un million d?Israéliens (près de 15 % de la population) sont francophones parce que venus des anciens territoires français d?Afrique du Nord et malgré cela, Israël n?a jamais été admis dans l?organisation de la Francophonie[69] du fait de la menace de veto libanais en cas de dépôt de candidature (interview de Nissim Zvili, ancien ambassadeur d?Israël en France, le 13 décembre 2004). Journaux israéliens
LittératureArticle détaillé : Littérature israélienne. Principaux musées, mémoriaux et sites archéologiquesSitués à Jérusalem
Situés à Tel Aviv
Dans le désert du Néguev
Sites archéologiques d?Israël
Fêtes nationales israéliennes
CodesIsraël a pour codes :
Notes et références
Voir aussiArticles connexes
Liens externes
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